Un article de Sébastien Légère. Passionné d’orchidées et membre actif des Orchidophiles de Québec.
En juillet dernier, les Orchidophiles de Québec ont reçu la première commande effectuée avec Orchidmart, une entreprise ontarienne importatrice d’orchidées de plusieurs pays dans le monde. Les membres qui ont commandé ont bénéficié de la livraison gratuite ainsi qu’un rabais supplémentaire ce qui est toujours intéressant!
Les plantes sont arrivées bien emballées et en bon état, ce qui n’est pas toujours le cas. Lors de commandes, les plantes sont retirées de leur substrat, emballées puis transportées en avion. Arrivées à destination, elles sont inspectées par les autorités canadiennes (dit simplement). Vous devinerez donc qu’un certain délai s’est écoulé au moment où votre plante arrive enfin en votre possession.
J’ai déjà reçu des plantes en mauvais état. Si la plupart ont survécu, d’autres moins chanceuses ont terminé leur voyage dans le jardin en participant à mon compost collectif. Ça arrive…
Retournons à la commande. Lors du rempotage, j’ai pris quelques photos afin de vous partager mon expérience. J’ai rempoté 5 Paphiopedilum que voici. Chaque pot fait 2.5 pouces, que je juge raisonnable considérant la grosseur des plantes. À mes débuts, je choisissais des pots trop gros.

Pahiopedilum venustum, en bon état.

Paphiopedilum Harold Koopowitz, les racines ne sont pas si mal!

Photo de famille! (Paph. venustum, Paph. Karl Ploberger, Paph. niveum, Paph. Schoseri et Paph. Harold Koopowitz)
Pour le substrat, chacun a sa recette secrète comme pour la sauce à spag. Il n’y a pas de recette miracle, car ceci dépend de vos conditions de culture et parfois, essais et erreurs. Chez moi (donc peut-être pas chez vous!), en général, l’air ambiant a tendance à être un peu sec (+/- 35% humidité en hiver), sous éclairage LED. Je dois ajuster mon substrat pour conserver un peu d’humidité, car sinon mes paphios sèchent beaucoup trop vite et je ne veux pas arroser trop souvent car j’ai autre chose à faire dans la vie!
Donc, j’utilise des écorces de pin, de la perlite, un peu de charbon de bois et pour conserver l’humidité, un peu de mousse de sphaigne ici et là dans le mélange. Je place un peu de mousse de sphaigne sur le dessus du pot pour garder l’humidité plus longtemps. Avant de rempoter, je dispose également quelques billes de terre cuite dans le fond du pot pour éviter que de l’eau ne s’accumule dans le fond. Les Paphiopedilum aiment un substrat humide mais pas détrempé.
Lors du rempotage, j’ai ajouté délicatement le substrat dans le pot avec la plante et j’ai « glissé » le substrat entre les racines. Une baguette chinoise fera un excellent outil. Parfois, j’utilise un élastique pour garder ma plante droite le temps qu’elle reprenne des forces.
Autre point, certaines personnes ajoutent des coquilles d’huîtres écrasées ou d’œuf dans leur mélange. J’ai déjà mis des coquilles, mais les avis sont partagés sur leur efficacité. De mon côté, les coquilles d’œuf broyées ou réduites en poudre. Certains Paphiopedilum sont calcicoles. Vous pouvez leur donner un engrais de calcium et ça fera très bien le travail.
Dernier point le plus important pour moi. Question quizz! Que fais-je avec de nouvelles orchidées (et toute nouvelle plante en fait) lorsqu’elles arrivent chez moi et ce, avant et après le rempotage? Eh oui, je vous entends crier tout haut « faut envoyer tout ça en prison! ». Eh oui, une quarantaine s’impose évidemment pour 12 semaines pour éviter la contamination des autres orchidées chez moi par des bestioles indésirables. Pourquoi 12 semaines? Ais-je sombré dans la folie? Peut-être mais principalement parce que j’ai choisi 12 semaines après des lectures, et expérience personnelle. Pour certaines, ça pourrait être 4 ou 6 semaines. À vous de choisir.
Voilà mon expérience avec les paphios que j’ai choisis de Orchidmart. Pour les curieux et curieuses, voici ma sélection. Je vous promets de partager leurs floraisons sur la table d’honneur lors de nos rencontres mensuelles mais ce ne sera pas pour cette année.
Ce n’était pas plus compliqué que ça. J’espère que ça vous donnera le goût d’essayer une plante à racines à nues lors des commandes prochaines.
À suivre!





