Un article de Sébastien Légère. Passionné d’orchidées et membre actif des Orchidophiles de Québec.
Dans cette nouvelle publication, je souhaite partager avec vous mon expérience récente avec un flacon acheté dans le cadre d’une commande de groupe auprès de Hengduan Biotech.
Pour commencer, un flacon (ou flask en anglais) est un contenant scellé disponible sous plusieurs formats, comme un bocal avec couvercle ou un récipient en verre fermé par un bouchon.
Je n’avais jamais vu, ni acheté de flacons auparavant. J’en avais toutefois entendu parler à travers des rumeurs et des histoires : c’est compliqué, risqué, pas recommandé pour les débutants…
Voici donc mon expérience avec un flacon de Paphiopedilum primulinum x primulinum. Pour 60 $ US, le flacon contenait exactement 13 paphiopedilums, des semis pour être précis, cultivés dans de l’agar-agar enrichi en nutriments. Durant leur courte vie, ces jeunes pousses ont grandi dans ce bocal, bénéficiant des éléments nécessaires à leur développement. Mais le 1er novembre, leur petit paradis allait prendre fin.
Après avoir pris en compte les conseils de Robert Charpentier et avoir visionné de nombreuses vidéos sur YouTube et autres sources, j’ai désinfecté le comptoir de cuisine, les pots et mes mains avec de l’eau de Javel. Même mes chats ont failli y passer !

Première étape : j’ai dévissé le pot pour jeter un coup d’œil. L’amas de petits semis baignant dans une matière gélatineuse devait être retiré du bocal et nettoyé délicatement… ou pas. Certaines personnes rincent directement leur amas de semis à l’extérieur à l’aide d’un boyau d’arrosage, en veillant à disposer d’un espace propre pour la suite. De mon côté, j’ai opté pour une approche plus sécuritaire: j’ai utilisé l’évier de la cuisine et la douchette à légumes avec de l’eau tiède.


J’ai rincé les semis pour retirer le maximum d’agar-agar, puis je les ai séparés un à un. Une tâche digne d’un moine ! Les racines des paphios sont extrêmement fragiles, et je le souligne. En procédant avec précaution, j’ai réussi à séparer tous les semis sans les abîmer. Ensuite, j’ai préparé deux pots, chacun avec des billes d’argile au fond pour le drainage, et de la mousse en surface pour maintenir l’humidité. À cette étape, il est crucial que les semis ne sèchent pas !
Enfin, j’ai divisé les semis en deux groupes, les ai placés dans les pots, puis j’ai ajouté de la mousse sur les racines. Et voilà, le travail était terminé.

Vous vous demandez peut-être dans combien de temps ces paphios fleuriront… Eh bien, pas de sitôt ! Les paphiopedilums ont une croissance plutôt lente. Ils ne fleuriront peut-être pas avant plusieurs années, à condition de survivre. Je vous montrerai les résultats dans quelques mois.
Tenterez-vous, vous aussi, l’expérience ?
Bonne culture !





