Une orchidée, un arbre, une histoire de cœur

En faisant quelques recherches sur les orchidées épiphytes, je suis tombé sur une étude récente qui m’a fait réfléchir à quelque chose que l’on tient souvent pour acquis : dans la nature, une orchidée ne pousse pas nécessairement sur n’importe quel arbre.

L’étude a été réalisée dans des forêts protégées du Bangladesh. Les chercheurs y ont observé 21 espèces d’orchidées épiphytes sur 74 espèces d’arbres différentes.

Ce qui est intéressant, c’est que certaines orchidées semblent assez peu difficiles quant au choix de leur arbre, alors que d’autres sont beaucoup plus sélectives.

Les Aerides et certains Cymbidium, par exemple, ont été retrouvés sur plusieurs espèces d’arbres différentes. Les Phalaenopsis, eux, semblaient beaucoup plus particuliers dans leur choix.

Mais qu’est-ce qui fait qu’un arbre est intéressant pour une orchidée?

Évidemment, l’orchidée ne choisit pas son arbre comme nous choisissons un pot!

Mais certains arbres offrent tout simplement de meilleures conditions.

Une écorce épaisse et rugueuse permet aux racines de mieux s’accrocher. Elle peut retenir un peu plus d’humidité et favoriser la présence de mousses et de lichens.

La hauteur de l’arbre et la forme de sa couronne jouent aussi un rôle, puisqu’elles influencent la quantité de lumière reçue, la circulation de l’air et la vitesse à laquelle les racines sèchent après la pluie.

L’arbre n’est donc pas seulement un support. Il contribue directement au petit environnement dans lequel vit l’orchidée.

Et ça m’a fait penser à nos orchidées cultivées sur plaque

Quand on monte une orchidée, on utilise souvent ce que l’on connaît ou ce que l’on a sous la main : liège, morceau d’écorce, branche, fougère arborescente ou support synthétique.

Mais le choix du support peut certainement avoir plus d’importance qu’on ne le pense.

Un morceau de liège très sec ne se comportera pas comme une branche recouverte de mousse. Un support rugueux retiendra davantage d’humidité autour des racines qu’une surface très lisse. Et selon notre environnement de culture, ce qui fonctionne très bien chez une personne peut sécher beaucoup trop rapidement chez une autre.

Ça ne veut évidemment pas dire qu’il existe un support parfait pour toutes les orchidées.

Ça nous rappelle simplement que lorsqu’on cultive sur plaque, il faut penser à l’ensemble : le support, l’humidité, l’arrosage, la ventilation et la vitesse de séchage.

Ça ferait un beau petit atelier

En lisant tout ça, je me suis dit que ce serait intéressant d’avoir un jour un court atelier de 10 à 15 minutes sur la culture des orchidées sur plaque et le choix des supports.

Pas besoin d’une grande conférence. Quelques exemples de plaques, quelques plantes et surtout l’expérience d’un membre qui en cultive régulièrement pourraient être très utiles.

Vous avez de l’expérience avec la culture sur plaque et ça vous tenterait de partager vos trucs avec les membres? Contactez-moi.

Les réussites sont intéressantes… mais les erreurs le sont souvent tout autant!

Sources : Springer Nature – Discover Forests : Wild epiphytic orchid diversity and phorophyte preference along micro-environmental gradients in north-eastern protected forest areas of Bangladesh

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